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Pensées et Developpement

Pensées et Developpement

La grande problématique du développement est de trouver des outils méthodologiques afin d'impulser l’amélioration de la qualité de vie des populations en Afrique.A chacun de donner son point de vue.

SANDRA APPIAH... Restaurer l'image de l'Afrique

SANDRA APPIAH... Restaurer l'image de l'Afrique

A 12 ans, Sandra Appiah part du Ghana pour émigrer aux Etats-Unis. C’est son expérience des préjugés à l’égard des étrangers qui sera la motivation pour créer sa société.

Celle qui a aujourd’hui 24 ans (en 2014), se rappelle qu’au lycée, les attaques blessantes et discriminantes venaient, de façon surprenante, majoritairement des afro-américains.

« Chaque fois qu’on faisait quelque chose de mal, on avait droit à : « Retourne en Afrique ! », « Retourne dans la jungle », « Tu pues », « Tu vis dans les arbres », etc. Je n’avais aucune idée d’où ces préjugés pouvaient venir car dans mes souvenirs j’avais eu une enfance très heureuse en Afrique », se rappelle-t-elle.

Puis, elle finit par découvrir la raison de l’animosité des personnes qui lui ressemblent : les chaînes comme CNN ou PBS qui, à travers leurs documentaires, véhiculent cette image de l’Afrique. Or, les afro-américains ne connaissent que cette version.

Plutôt que d’accepter cela, Appiah decide de tenter d’y remédier en co-fondant en mars 2011 une société appelée : “Face 2 Face Africa”.

Un mois plus tard, le Magazine Face 2 Face Africa (F2FA) est lancé en ligne, avec pour mission de "restaurer l’image de l’Afrique au sein de la communauté globale». Appiah y tient le rôle d’éditrice-en-chef, ce qui lui permet d’améliorer les relations entre les personnes ayant des origines africaines, tout en plaçant le continent sous des projecteurs progressifs.

Sandra Appiah estime que faute de présenter une autre image de l’Afrique, cette dernière sera toujours perçue de manière négative. La diplômée de l’Université de Syracuse met l’accent sur l’origine commune de tous les noirs, quel que soit le pays où ils vivent.

Sans l’aide de son compatriote et partenaire, Issac Boateng, Sandra Appiah ne serait sans doute pas allée loin. Alors qu’elle travaille sur un projet de film, elle rencontre Boateng, qui est connu dans la communauté africaine comme la personne à connaître pour ce qui touche à la production. En 2008, le duo s’associe, liés par une enfance similaire dans le Bronx.

De 2008 à 2011, Appiah et Boateng plannifient leur stratégie.

Après son passage à la Lincoln University, une faculté historiquement noire, Boateng a la conviction que les stéréotypes que certains afro-américains ont sur les Africains résulte de leur éducation. Ainsi, à l’université, les étudiants sont désireux de connaître l’Afrique et les liens qui les relient au continent. Les parents, sont pour une grande part, responsables de cette attitude ; car ils sont éduqués, sont allés à l’école et ont appris à leurs enfants qu’ils ne faut pas compter sur les médias pour connaître l’Afrique.

Parallèlement, les Africains ne doivent pas non plus se fier aux idées négatives qu’ils ont des afro-américains -la paresse, le fait de ne pas tirer avantage des opportunités à leur portée, le fait de ne pas connaître ses origines…- pour permettre l’unité.

Le lancement digital de leur magazine était une étape importante, mais n’était que le précurseur de la version papier, dont le premier numéro a finalement été publié le 8 Décembre 2012, sans investisseurs ou capital majeurs.

Sandra Appiah insiste sur le fait que toute personne qui a un rêve peut le réaliser, sans nécessairement avoir les ressources, mais juste en ayant une idée précise de ce qu’on veut faire ; les ressources adéquates viendront en chemin.

Le magazine est bi-annuel mais Boateng et Appiah entendent augmenter sa fréquence de publication, jusqu’à quatre numéro par an, quand le temps le permettra.

source: goodblacknews

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