Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Pensées et Developpement

Pensées et Developpement

La grande problématique du développement est de trouver des outils méthodologiques afin d'impulser l’amélioration de la qualité de vie des populations en Afrique.A chacun de donner son point de vue.

http://www.statistiques-mondiales.com/pib_agricole.htm

http://www.statistiques-mondiales.com/pib_agricole.htm

La Chine géant du monde et géant de l'économie ivoirienne

La Chine est devenue le troisième fournisseur de la Côte d’Ivoire avec des échanges à hauteur de 556 milliards FCFA, juste après le Nigéria et la France, selon le Premier ministre Daniel Kablan Duncan.
Une vue rapide des échanges entre la Cote d'Ivoire et ses principaux fournisseurs reflète la tendance à une reprise forte et une croissance attractive et robuste de l’économie ivoirienne.
Le Nigeria en tête des partenaires de la Cote d'Ivoire.
Le premier partenaire commercial et premier fournisseur de la Côte d’Ivoire est le Nigeria, (20,7 % des échanges extérieur du pays), suivi de la France (14,2 %).
La place du Nigeria (soit 1275 milliards FCFA de volume d’échanges commerciaux avec la Cote d'Ivoire) est due au fait que la Côte d'Ivoire est le centre des activités commerciales en Afrique de l’Ouest. Le pays importe principalement du Nigeria, membre de l'OPEP, des hydrocarbures (carburants minéraux et le pétrole).
D'ailleurs, la Côte d’Ivoire constitue le premier partenaire commercial du Nigeria en Afrique, en général, et de l'Afrique de l’Ouest, en particulier. En effet, le Nigeria est le premier « client » du Port Autonome d’Abidjan. Plus de 20% du volume des produits traités par le Port, depuis 1996, viennent du Nigeria selon une étude de l'OCDE réalisé en 2001 mais qui demeure encore d'actualité.
Hors produits pétroliers, le volume et la valeur des échanges entre la Côte d’Ivoire et le Nigeria paraissent faibles même si les échanges commerciaux informels semblent avoir une place prépondérante. Elles portent sur une gamme très variée de produits manufacturés, rarement fabriqués localement et généralement importés des pays asiatiques et d’Europe.
Cela s'explique par le fait que les deux pays ont une production manufacturière et des besoins de consommation similaires.
Cela est d'ailleurs typique des économies extraverties des pays africains puisqu' aucun d'eux ne consommant leur propre production, généralement des matières premières, qu'ils vendent tous sur les marchés des pays industrialisés et en émergents, grands consommateurs de matières premières minières et agricoles pour alimenter leurs industries (Occident et Asie).

La France grand exportateur de produits manufacturés vers la Cote d'Ivoire

Avec la France, le volume des échanges commerciaux avec la Cote d'Ivoire est d'environ 1 106,6 milliards, ces transactions commerciales se sont accrues après la crise d'environ 65%.
Le retour de la stabilité et la reprise économique due aux grands chantiers lancés par Abidjan y sont pour quelque chose.
L'on note, en effet, une forte reprise des échanges entre la Cote d'Ivoire et la France par la forte progression des exportations françaises (+79,4%) vers la Côte d’Ivoire.
Ces exportations s’élevaient à 672,4 milliards FCFA en 2013, des achats bien inférieurs à celui du Nigeria qui est, à titre de comparaison, environ 1275 milliards FCFA.
Ces échanges commerciaux sont constitués à près de 80% de produits de l’industrie manufacturière, le tissu industriel de la Cote d'Ivoire étant encore bien maigre, 24,2% du PIB en 2011 et actuellement 21,1 % en 2014 selon la Banque Mondiale contre l'agriculture qui est estimée en 2014 à environ 25,9% du PIB du pays selon les données actuelle du site http://www.statistiques-mondiales.com/
Le secteur des services se paie la taille du lion dans le PIB ivoirien, environ 56,5%.

La Chine en force

La Chine qui occupe la troisième place, bien que le 25ème client de la Côte d’Ivoire, à un volume croissant des échanges qui représente, à fin septembre 2015, 28% des financements extérieurs actifs en Côte d’Ivoire selon toujours le Premier Ministre ivoirien.
Ces financements ont permis, selon ses propos, le lancement et la réalisation de nombreux projets, notamment l’alimentation en eau potable de la ville d’Abidjan à partir de Bonoua pour 101,6 milliards FCFA, la réhabilitation et la rénovation du Palais de la culture d’Abidjan (14,33 milliards FCFA), la construction des « Résidences Concordes » de la SICOGI (31,25 milliards FCFA), l’extension et la modernisation en cours du Port Autonome d’Abidjan (396,965 milliards FCFA) , la construction en cours du barrage hydroélectrique de Soubré (250 milliards de FCFA) et la construction en cours de l’autoroute Abidjan-Bassam (54,66 milliards FCFA).
D'ailleurs lors de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle ambassade de Chine en Côte d’Ivoire à Cocody- Riviera Mbandon en 2013, l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire à cette époque, Zhang Guoqing avait prévenu que les nouveaux locaux de l'ambassade de son pays étaient le signe d'un "nouvel essor" des "relations amicales" entre son pays et la Côte d'Ivoire.

Au récent sommet Chine-Afrique ténu en Afrique du Sud en décembre 2015, Xi Jinping promettait 60 milliards de dollars d’aide pour le continent ce qui augure des échanges commerciaux et financiers encore plus importants entre la Cote d’Ivoire et l’Empire du milieu,les besoins financiers du PND 2016-2020 ( Programme National de Développement 2016-2020, la boussole de reconstruction du président Alassane Ouattara) ,étant estimée à 29 000 milliards de F cfa.
La célèbre citation attribuée à tort ou à raison à Napoléon en 1816, selon laquelle «Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s'éveillera le monde entier tremblera. » est bien plus que d’actualité.
A la Cote d’Ivoire d’en tirer profit, elle qui ambitionne de devenir un pays émergent à l’horizon 2020 selon le calendrier de son président.
Bakary CISSE, Blogueur, communicateur

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article