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Pensées et Developpement

Pensées et Developpement

La grande problématique du développement est de trouver des outils méthodologiques afin d'impulser l’amélioration de la qualité de vie des populations en Afrique.A chacun de donner son point de vue.

Les travaux d'Hercule d'Alassane Ouattara (AN4)

Les travaux d'Hercule d'Alassane Ouattara (AN4)

De quelle solution disposerait ce libéral pour cette Côte d'ivoire meurtrie qui est restée la même depuis les travaux du père fondateur, le président Félix Houphouët Boigny ? Un peu moins de quatre ans pus tard, celui qui se présentait comme le candidat de la solution allait donner fière allure à la Côte d'Ivoire ! Pour toute personne qui, ayant visité le pays d'Houphouët Boigny en 2010, n'y revenait qu'en cette fin d'année 2014, beaucoup de surprises sont au rendez-vous. Cet article ne se veut aucunement le bilan exhaustif du président Ouattara. Il essaie juste de mettre en exergue certains chantiers qui ont amélioré les conditions de vie et de travail des habitants de la Côte d'ivoire.

« Monsieur, arrangez le programme de formation du séminaire afin que nous ayons le temps de visiter le 3è pont ! » ; « Est-il possible de visiter le barrage de Soubré ? ».Ces questions sont ceux de cadres de diverses entreprises de l'Afrique centrale en formation au bord de la lagune Ebrié. La CI est de nouveau attrayante et nombreux sont les citoyens des autres pays qui de visiter ce pays à nouveau.

Pour mieux mesurer l'étendue du chemin parcouru, il faut se souvenir d'où l'on vient. Au sortir de la grave crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011 ponctuée par des affrontements armés ayant fait plus de 3 000 morts, selon les statistiques nationales et internationales, la Côte d'Ivoire est, littéralement, à genoux. La crise militaro-politique a eu, en effet, de graves conséquences sur la situation économique, sécuritaire, sociale et humanitaire en Côte d'Ivoire. Ce qui s'est traduit, notamment, par une baisse prononcée du PIB réel du pays (-5.9%), et une dégradation avancée des infrastructures déjà affectées par des années de désinvestissements, voire d'abandon. Dans un tel environnement, peu d'analystes auraient parié sur une reprise économique aussi rapide que celle que le pays connaît aujourd'hui. Certes, il reste encore beaucoup à faire, vu le niveau de départ, mais la relance économique est de plus en plus perceptible, et le pays renoue avec les grands travaux.

Si les premiers chantiers ont surtout consisté en la réhabilitation des routes d'Abidjan, puis de celles de l'intérieur du pays, pour un montant évalué à 52 milliards pour 2012, réalisée dans le cadre du Programme d'urgence des infrastructures urbaines, la seconde phase renvoie à des travaux lourds : autoroutes, échangeurs, ponts, voies interurbaines, ouvrages d'adduction d'eau potable. Dans la capitale économique ivoirienne, le chantier le plus visible est celui de l'échangeur de la Riviera II, au niveau de l'ancien carrefour de la Riviera II, point de croisement entre le boulevard Mitterrand (2x3 voies) et la voie reliant M'Pouto à Attoban (2x1 voies). Les automobilistes sont désormais obligés d'emprunter des voies latérales de contournement, ou de faire attention aux engins, sur la voie restée ouverte à la circulation. L'aménagement du carrefour va consister à construire un passage inférieur de type portique double en béton armé dans le sens École de Police Bingerville et l'aménagement des voies d'accès; mais aussi à aménager la partie supérieure du portique par la création d'un giratoire pour assurer la circulation dans le sens M'Pouto-Attoban et aussi l'accès au boulevard Mitterrand. Des contre-allées ou bretelles de raccordement sont également prévues. L'ouvrage devrait être achevé en août 2013. Coût des travaux : 5,4 milliards FCFA.

Non loin de là, à la Riviera Golf, près de la résidence de Mme Thérèse Houphouët-Boigny, un gigantesque chantier, baptisé « Henri Konan Bédié », relie dorénavant deux artères de renom, le boulevard François Mitterrand à la Riviera (Cocody), et le boulevard Valéry Giscard d'Estaing (Marcory). Sur 2,7 km, le pont traverse la commune de Cocody pour arriver près du domicile de Mme Thérèse Houphouët-Boigny. De cet endroit, il traverse ensuite la lagune Ebrié sur environ 1 600 m pour aboutir, 2 km plus loin, au boulevard Giscard d'Estaing, avec un échangeur moderne de trois niveaux au carrefour de l'ancienne «bâche bleue ». Ouvert à la circulation depuis le.décembre, ce pont est devenu en quelques jours un haut lieu touristique.

L'université nationale de Côte d'Ivoire à Abidjan-Cocody rebaptisée Université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan a désormais fière allure. Délaissée pendant des décennies, dévalorisée ce temple du savoir, est devenue une université et un campus modernes.
Les travaux de réhabilitation de l'Université Félix Houphouët-Boigny se sont étendus aux quatre autres universités du pays, Nangui Abrogoua à Abobo-Adjamé, Pèleforo Gon Coulibaly à Korhogo (nord), Lorougnon Guédé à Daloa (centre-ouest), et Alassane Ouattara à Bouaké (centre-nord). Au total, 110 milliards de francs CFA ont été décaissés, ce qui en fait le plus gros chantier du Président Ouattara (en terme de coût), après le pont Henri Konan Bédié (125 milliards FCFA). A elles s'ajoutent l'Université de Man dont la quasi-totalité des droits coutumiers purgée. Selon le tableau récapitulatif de l'état des indemnisations et de la purge des droits coutumiers, 86 184 905 FCFA ont été payés aux exploitants agricoles et 26 746 854 FCFA aux propriétaires de bâtiments sur le site. Quant au montant de la purge des droits coutumiers, il s'élève à 603 432 075 FCFA. Soit un total (indemnisations et purge de droits coutumier) de 716 863 834 FCFA. L'identification du site de l'université de Man a été faite en 2009; les études topographiques en 2010 et en février 2014 ont commencé les indemnisations et ainsi que la purge des droits coutumiers.

L'autre ouvrage d'envergure, lancé dans la ville de Bonoua par le président de la République est relatif à l'approvisionnement en eau potable de la ville d'Abidjan. En raison de la vétusté des installations et de l'absence d'investissement dans ce secteur depuis une vingtaine d'années, la capitale économique s'est retrouvée en situation de déficit en eau potable. 124 Km de canalisations seront nécessaires, entre Bonoua et Abidjan, pour transporter l'eau captée. Le coût de ces différents ouvrages réalisés par la société chinoise China Geology Ingeneering Company (Cgc) est estimé à 50 milliards de francs Cfa. Ajoutons le château d'eau construit à Bouaké pour alimenter les départements de Béoumi et de Botro en eau potable. D'un coût total de 5 milliards de FCFA empruntés à l'Union Européenne et à la Banque Mondiale, cette situation de traitement de Loka peut désormais couvrir tous les besoins en eau des populations de la région du Gbêkê. Avant les travaux, il y avait un déficit de production de 5000m3/jour sur l'ensemble de ces zones. C'est pourquoi, Botro n'avait pas d'eau, Bouaké avait des problèmes. Les travaux qui ont été réalisés ont permis d'augmenter de 7000m3/jour les capacités de la station. Cela permet de couvrir le déficit global. Nous sommes aujourd'hui, en excédent de 2000m3 /jour.

Notons l'autoroute Abidjan-Grand-Bassam, le démarrage imminent des travaux de remise à neuf de plusieurs tronçons tels que : la voie Grand Bassam - Noé (à la frontière ghanéenne) pour un montant de 25 milliards FCFA ; la route Abengourou - Agnibilékrou pour un montant de 36 milliards de FCFA ; le bitumage du tronçon Bouna - Doropo - Frontière du Burkina pour un montant de 40 milliards de FCFA ; la nouvelle voie express Abobo - Anyama. Pour ce qui est de l'autoroute Abidjan-Grand-Bassam, elle va coûter 60 milliards Fcfa. Long de 23,2 Km, l'itinéraire s'inscrit dans le projet de la route côtière transafricaine Dakar-Abidjan-Lagos. L'autoroute de Grand-Bassam possède le trafic le plus important de la Côte d'Ivoire avec 13.000 véhicules par jour et pourra atteindre potentiellement 20.000.

Construite de Singrobo à Yamoussoukro, ce projet achève ainsi la construction de l'autoroute Abidjan-Yamoussoukro. Coût 69 milliards Fcfa. Il facilite et intensifie les échanges (humains et commerciaux), assure une liaison fluide entre la capitale économique située au Sud et les régions de l'Ouest, du Centre, du Nord et les pays sahéliens.

La zone franche n'est pas en reste. Le chef du gouvernement ivoirien, Daniel Kablan Duncan, a donné, le 19 décembre, le premier coup de pioche des travaux d'aménagement de la zone franche à Grand-Bassam. Cette première tranche verra la mise en valeur de 180 ha sur un total de 720 ha. D'un coût global de 28 milliards de francs, celle-ci offre près de 40.000 emplois directs. Ces travaux feront de Bassam la vitrine de la Côte d'Ivoire, un centre d'incubation pour les jeunes entrepreneurs et une zone créatrice d'emplois pour la jeunesse.

Les travaux de construction de l'hôpital Saint Jean-Baptiste de N'Douci avancent. Financée à hauteur de 4 milliards de Fcfa par la Compagnie fruitière française (Scb) en partenariat avec l'Ordre souverain de Malte, cette formation sanitaire bénéficiera de toutes les commodités. Elle sera au service des populations locales, travailleurs de la Scb et des accidentés de l'autoroute du Nord.

D'une capacité de 270 mégawatts, la construction du barrage de Soubré permettra d'apporter une réponse durable à l'équilibre du secteur mais aussi de résorber la stabilité du réseau notamment dans la région du Zanzan. Où, plusieurs localités équipées ont du mal à être mises sous tension. Mais aussi de faire de la Côte d'Ivoire une véritable puissance énergétique avec un parc de production d'énergie électrique d'une puissance de 1321Mw dont 717Mw pour le thermique.

Afin de permettre une exploitation effective des gisements miniers découverts dans les régions de Man (minerais de fer des Monts Klahoyo et Nimba) et de Biankouma-Touba (gisement de Nickel) et d'assurer au mieux leur transport, la construction d'une voie ferrée qui relierait ces mines au port de San Pedro, s'avère être l'infrastructure d'évacuation la plus appropriée. Le coût d'investissement est évalué à 360 milliards Fcfa et le coût d'exploitation annuel à 16 milliards Fcfa. Le projet est au stade de l'étude de faisabilité.

Jacqueville voit son pont (redimensionné à 608,10 mètres de long et 10 mètres de large) sortir de.l'eau. La société Arab Contractor exécute les travaux. Le coût global du projet est de 18 milliards Fcfa. Le 6 juin 2014, le chef du gouvernement ivoirien a effectué une visite de terrain pour voir de plus près les travaux qui étaient à 70% d'exécution. Béoumi et Bouaflé ne sont pas en reste. Les travaux de reconstruction du pont de Béoumi (environ 400km d'Abidjan) ont été officiellement lancés par le Président Alassane Ouattara, le 28 novembre 2013, à l'occasion d'une visite d'Etat dans la région de Gbêkê. A la finition, le nouveau pont de Béoumi aura une longueur de 304m, avec une largeur de 10m sur 8 travées de 38,10 m. Pour une circulation de 2X2 voies avec 2 accotements de 1,25 m chacun. La chaussée cumulée fera 7,5m, quand les appuis eux seront compris entre 5 et 20m. Le coût total du projet s'élève à un peu plus de 16 milliards de FCFA. Le pont existant sur le fleuve marahoué dans la ville de Bouaflé a été construit en 1953 et comporte une seule voie de circulation (largeur chaussée de 3,5 m). Aujourd'hui, cet ouvrage est en très mauvais état et est source de nombreux accidents de circulation. Aussi les autorités ivoiriennes ont-elles trouvé le financement pour la réhabilitation de ce pont. Le projet consiste à construire un pont à poutres en béton précontraint de 120 m de long et composé de 4 travées reposant sur 5 appuis fondés sur semelles superficielles y compris les voies d'accès. L'ouvrage assurera les deux (2) sens de circulation; comporte une largeur roulable de 7,50 m et deux trottoirs de 1,25 m chacun. En outre, il sera question de renforcer 6 km de voiries dans la ville de Bouaflé. La capitale économique devrait voir son 4è pont d'ici peu. En effet, le gouvernement ivoirien prévoit la construction d'un pont à péage de près de 1.000 mètres sur la lagune Ebrié, reliant le quartier Azito de Yopougon et l'île Boulay. Coût de l'ouvrage : 14 milliards de nos francs.

A côté de ces ponts, le président Allassane Ouattara suit de près le renforcement des liaisons interurbaines. Le coût de ce programme est évalué en première approximation à 1000 milliards de Fcfa soit un investissement annuel de 67 milliards de Fcfa. Il devrait permettre la construction de 2500 Km de routes bitumées, le renforcement de 840 Km de routes revêtues, la réhabilitation de 13691 Km de pistes et l'entretien courant de l'ensemble du réseau pour un coût total de 270 milliards Fcfa. Angré, du 22è aux Stars, les rosiers, Riviera Bonoumin, Les voies du Dokui ont été largement bitumées. Les communes de Yopougon, d'Abobo.n'ont pas été oubliées. La côtière a été réhabilitée au grand soulagement des habitants de la Côte d'ivoire.

Dans le cadre de la mise à jour de la voirie à Abidjan, deux chantiers majeurs sont ouverts : l'un sur le boulevard lagunaire, au Plateau, l'autre sur le boulevard de France à Cocody-Riviera 3. Au Plateau, le boulevard lagunaire va connaitre un renforcement de la chaussée sur 12 km partant de son prolongement sur le boulevard Nanan Yamousso (Treichville) jusqu'à l'entame de l'autoroute du Nord à l'orée d'Adjamé. La section comprise entre la descente du pont De Gaulle et l'amorce de Corniche, en direction de Cocody va subir un élargissement avec l'addition d'une voie sur chaque côté du boulevard. Les travaux estimés à 8,3 milliards de FCFA seront exécutés par le groupe Colas dans un délai de 10 mois. Le chantier de Cocody, lui aussi confiné dans un délai de 10 mois, sera exécuté par la société DTP Terrassement. Il consiste au prolongement et redressement du boulevard de France par l'érection d'une route neuve de 2X2 voies comprenant un terre-plein central et des bandes d'arrêt d'urgence. Le tracé part de la sortie sud de l'Université Félix Houphouët-Boigny pour atteindre la Riviera 3 de sorte à faciliter l'accès au 3e pont. Ce linéaire bitumé de 4,6 km va coûter 7,4 milliards de FCFA.

La 3è phase d'Azito est la solution alternative à la crise d'électricité que connaît la Côte d'Ivoire, en attendant la construction du barrage de Soubré prévue pour 2014. La construction de cette unité va accroître la production énergétique de 50%, pour atteindre 3000 gigawatt heure (Gwh) contre 2000, en ce moment, chaque année. Les travaux vont coûter environ 225 milliards de Fcfa, selon Luc Ayé, le directeur général d'Azito. Ce gigantesque ouvrage devrait être livré entre 26 et 30 mois. Sa mise en service est, en principe, prévue au 1er semestre de l'année 2013 et va produire 150 Mw.

Afin de créer des emplois pour la jeunesse, divers chantiers sont ouverts. Ainsi, le projet de création de nouvelles zones industrielles est entré dans sa phase opérationnelle. Située au Pk 24, cette quatrième zone occupe une superficie de 940 ha, mais 200 ha ont été déjà mis en concession. En outre, les travaux de sa réhabilitation de la zone industrielle de Yopougon ont été lancés par le premier ministre Kablan Duncan. Ces travaux de réhabilitation, selon le Premier ministre, vont coûter 20 milliards Fcfa. A ce projet s'ajoute celui de la construction d'un nouveau terminal à conteneurs sur l'île Boulay qui coûtera plus de 100 milliards Fcfa. Il va permettre de tripler la capacité d'accueil du Port d'Abidjan et de recevoir des navires de 13 et 14 mètres de tirant d'eau. Pour la modernisation et l'extension du Port autonome d'Abidjan (Paa), la banque chinoise d'export-import (Eximbank), prévoit un prêt de 400 milliards Fcfa. Cet accord de prêt pour ce projet a été au cour des échanges entre le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et l'ambassadeur de la Chine en Côte d'Ivoire, SEM Zhang Guoqing, ce mercredi 24 décembre, lors d'une audience à la Primature, à Abidjan-Plateau.

Le secteur télévisuel n'a pas été oublié. L'ambition des autorités ivoiriennes est de faire en sorte que le bouquet TNT soit disponible au plus tard le 17 juin 2015 soit dans 6 mois.

Le secteur de la sécurité est au cour des chantiers du président Ouattara. Ainsi, l'ADDR note 74 068 ex-combattants recensés, 18 261 armes collectées dont 92% d'hommes et 8% de femmes à la date du 3 novembre 2014. Le budget du programme DDR qui s'étend sur la période 2012-2015 est de 92 719 718 846 F Cfa, dont 53% sont financés par l'Etat de Côte d'Ivoire. En ce qui concerne la réforme du secteur de la sécurité (RSS), l'armée a reçu de nouveaux uniformes, des véhicules d'intervention rapide ont été livrés, les programmes de formation ont repris en vue d'une armée efficace et responsable. La police nationale a reçu ce 23 décembre, le premier hélicoptère de son histoire. Cet appareil, une promesse du ministre d'État Hamed Bakayoko, à ses hommes depuis quelques années, leur a été officiellement remis à l'Ecole nationale de police à Cocody, par le Conseil national de sécurité (CNS). Aussi un fonds d'indemnisation des victimes sera-t-il mis en place dès 2015, avec une constitution initiale de la part de l'Etat de Côte d'Ivoire de 10 milliards de FCFA, environ 15 millions d'euros.

D'autres chantiers sont à l'actif du président Ouattara. Citons, entre autres, l'abattoir d'Anyama, le port sec de Ferké, la dépollution de la baie de Cocody, les logements sociaux, le bitumage des 40km de route afin de rendre plus opérationnel le pont Abla Pokou, un ouvrage qui permet de relier la Région de l'iffou à celle de l'Indénié-Djuablin.

Samuel Tia

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